3ème époque : de l'adolescence

Le « coucher »

 

Rituel immuable et pareil

Au « grand coucher » du roi Soleil,

Je viens pour vous narrer dans le détail

Un bien curieux – et contagieux – Cérémonial.

 

Quand dans les campagnes,

Surgissent les prémices de l’hiver,

Quelques-unes parmi nos compagnes,

Se transforment, chaque soir, en petits vers

 

À soi, s’entortillant sous la camisole ;

En rouleaux d’avant-le-printemps !

Alors oubliez, pour un temps,

Toute velléité de cabriole.

 

Lorsqu’ainsi mues en véritable forteresse,

Ne craignant plus ni vent, ni vesse.

Pas même une main aux fesses

Ou d’aventure, une caresse,

 

Elles font fi de notre défaite,

En nous défiant, enfouies dessous la couette.

Et nous, déconfits, à tirer sur le drap

 

Per far bella figura

 

Peine perdue,

 

Quand une fois dans leurs cocon,

Ces solides chrysalides de coton

Passent en mode hibernation,

Sans plus de tergiversation.

 

Attendant les premiers rayons,

Pour se changer en papillons

 

Qui honorent

 

De leurs ailes multicolores

La naissance de l’Aurore.

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